Bulletin 35

Armoirie-Case-Pilote

Sommaire

CASE-­‐PILOTE : LA VIE MUNICIPALE

  • EDITORIAL
  • PREAMBULE
  • LA MUNICIPALITE DE CASE PILOTE
  • INFORMATIONS DIVERSES

Editorial

A la Martinique, l’espace géographique dit communément Nord Caraïbe fut lieu des premières installations coloniales. En 1658, on y compte cinq quartiers : Prêcheur, Fort Saint-­‐Pierre, Carbet, Fond Capot  et  Case-­‐Pilote,  Case-­‐Pilote  étant  le  lieu  où,  dès  1640,  sont  présents  « des  jésuites,  puis  des dominicains. L’histoire Générale des Antilles du père Du Tertre mentionne en 1640 une église, ainsi qu’un corps de garde et un poids royal, pour mesurer et taxer les récoltes de tabac.

Le père Labat décrit les savanes de canéficiers sur ce territoire en 1694. Case-­‐Pilote est alors habité par quelques propriétaires et leurs nombreux esclaves. Après le tabac, ils se tournent vers le sucre et le café. Le quartier est le théâtre de plusieurs évènements importants : c’est là qu’a lieu, en 1658, la mutinerie de M. Bourlet, propriétaire d’une habitation refusant de payer ses droits, qui s’emporte contre le gouverneur Du Parquet.

En 1717, le gouverneur de La Varenne et l’intendant Ricouart, prisonniers de la conspiration appelée « le Gaoulé », font étape à Case-­‐Pilote et sont embarqués vers Saint-­‐Pierre. Au XVIIIème siècle, les Case-­‐Pilotins participent à la défense de l’île contre les Anglais. Une batterie équipée de trois canons est construite, mais les Anglais incendient la ville en 1762 et occupent l’île jusqu’au traité de Paris, en 1763.

Durant la Révolution, des contre-­‐révolutionnaires s’organisent à Case-­‐Pilote autour de Claude Joseph Bernard de Percin. L’arrivée de Rochambeau, en 1793, envoyé par l’assemblée législative, entraîne le soulèvement des planteurs et leur défaite…

… Le 12 janvier1934, sur la plage de Fond Bourlet, est découvert le cadavre ligoté d’André Aliker, membre du groupe communiste Jean-­‐Jaurès, journaliste de Justice ayant publié des documents accusant Eugène Aubéry. … »1

On ne peut mieux présenter cette commune, dont le nom est issu du surnom du chef caraïbe Pilote, qui accueillit les français en 1635.

Georges ALIKER, retraité, membre historique de l’AMARHISFA, et du comité de rédaction de

« Notre Bulletin », a réalisé des recherches passionnées   sur Case-­‐Pilote. Il a patiemment recueilli un nombre élevé d’informations redonnant force et vigueur à l’histoire de cette communauté de 4.414 habitants, actuellement, à partir de sa constitution en commune en 1837, et jusqu’au début du XXème siècle.

Ses travaux permettront certainement de perpétuer un lien actuel et vivant avec les lieux, les patronymes, les évènements, ces éléments incontournables de l’histoire des familles.

Des personnes, figures et noms, remontent, comme ramenées à la surface de l’existence, défi lancé à l’oubli et l’ignorance. ..

Ses travaux, présentés dans ce numéro spécial, permettront certainement de perpétuer un lien actuel et vivant avec les lieux, les patronymes, les évènements, ces éléments incontournables de l’histoire des familles.

  1. Ce texte est tiré, par courte citation, de l’ouvrage « Le patrimoine des communes de la Martinique » de la collection « Flohic Editions » (1998 page 73) par Flohic Jean-­‐Luc.

R. CHARLERY-­‐ADÈLE et R. PARSEMAIN

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